Vue d'exposition, Space Utopia, Vincent Fournier, 2019 © Fondation Bullukian
Vue d'exposition, Space Utopia, Vincent Fournier, 2019 © Fondation Bullukian

2019

Renouveau du centre d’art de la Fondation Bullukian

Suite à d’importants travaux de rénovation et d’agrandissement, le centre d’art de la Fondation Bullukian situé au 26 place Bellecour ouvre à nouveau ses portes au public. Ce vaste ensemble pluriel et modulable de près de 1 500 m2 accueille une programmation ambitieuse d’expositions temporaires, de rencontres et d’activités de médiation, afin d’encourager la création, l’expérimentation et l’accès de l’art auprès de tous les publics.

2009

Fondation abritante

La Fondation Bullukian obtient le label convoité de Fondation Abritante par le Conseil d’État ce qui lui donne la capacité d’héberger d’autres fondations qui s’inscrivent dans l’objet social et les périmètres d’actions de la Fondation Bullukian

2003

Fondation reconnue d’utilité publique

Sous l’impulsion de son Président, le Professeur Jean-Pierre Claveranne, la Fondation Bullukian prend son indépendance et devient Fondation reconnue d’utilité publique. Ses activités se déploient selon trois axes, conformément aux volontés de son fondateur et à ses statuts approuvés par le Conseil d’État :

– Encourager la recherche appliquée dans le domaine médical ;
– Encourager le développement culturel et artistique, notamment par l’aide aux jeunes ;
– Apporter son soutien aux œuvres développées en faveur de la communauté arménienne, en France et à l’étranger.

1986

Création de la Fondation Léa et Napoléon Bullukian

La Fondation de France crée une fondation abritée Léa et Napoléon Bullukian, dont le premier Président sera le Professeur Pierre Marion jusqu’en 2000.

Le Professeur Pierre Marion, à son bureau à la Fondation Bullukian, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
Le Professeur Pierre Marion, à son bureau à la Fondation Bullukian, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
Portrait de Napoléon Bullukian, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
Portrait de Napoléon Bullukian, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.

1983

Décès et testament de Napoléon Bullukian

Par testament, Napoléon Bullukian exprime son souhait d’affecter son patrimoine par legs à la Fondation de France, à charge pour elle de créer une fondation privée. Il décède, sans enfant, un an plus tard en 1984.

1972

Remise de la Légion d’Honneur

Homme de réseaux engagé dans une vision humaniste, Napoléon Bullukian s’implique dans la vie politique et associative de la ville de Lyon. Son civisme et son intégration sont distingués par la remise de la Légion d’Honneur.

Louis Pradel, Maire de Lyon, remettant la Légion d’Honneur à Napoléon Bullukian, 1972,Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
Photographie du cœur artificiel du Professeur Pierre Marion, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
Photographie du cœur artificiel du Professeur Pierre Marion, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.

1970

Soutien aux recherches sur le cœur artificiel

Mécène et philanthrope passionné par les arts et les sciences, Napoléon Bullukian soutient le Professeur Pierre Marion dans les premières recherches sur le cœur artificiel et les valves cardiaques.

1964

Astra Plastique

Napoléon Bullukian prend la tête de la société de bouchons Astra Plastique. Misant sur l’innovation, son activité dans l’industrie plastique est, dans les années 1980, parmi les plus performantes d’Europe.

« L’empereur du plastique en France, Napoléon Bullukian », à son bureau, à Astra, Saint Georges de Reneins, décembre 1973, paru dans Paris Match n°1284. © Droits réservés.
« L’empereur du plastique en France, Napoléon Bullukian », à son bureau, à Astra, Saint Georges de Reneins, décembre 1973, paru dans Paris Match n°1284. © Droits réservés.
Visite officielle de l’usine Astra à Saint Georges de Reneins, vers 1970, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
Visite officielle de l’usine Astra à Saint Georges de Reneins, vers 1970, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
1949

Diversification de ses activités entrepreneuriales

Entrepreneur visionnaire, Napoléon Bullukian diversifie ses activités après la guerre, au sein de nombreuses sociétés, dont une petite entreprise de bouchons : la Manufacture lyonnaise de bouchage. Tout en affirmant les dimensions sociales et innovantes de ses bâtiments, il met ses talents de chef d’entreprise au service de la coopérative de construction « Le ROC ».

1946

Portrait d’un homme de réseaux

Napoléon Bullukian fait l’acquisition d’une propriété à Champagne au Mont d’Or : La Malmaison. Cette demeure, remplie des tableaux et objets de sa collection, est un véritable lieu de vie où Napoléon Bullukian exprime sa générosité et rassemble régulièrement ses relations politiques, d’affaires, artistiques et arméniennes.

Napoléon Bullukian en maître de cuisine lors d’un méchoui donné à La Malmaison, Champagne au Mont d’or, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
Napoléon Bullukian en maître de cuisine lors d’un méchoui donné à La Malmaison, Champagne au Mont d’or, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
Napoléon Bullukian (debout au centre) et ses camarades pendant la guerre, vers 1939-1940, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian © Droits réservés.
Napoléon Bullukian (debout au centre) et ses camarades pendant la guerre, vers 1939-1940, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian © Droits réservés.
1939

Napoléon Bullukian, combattant et résistant

Au cours de la Seconde guerre mondiale, Napoléon Bullukian est mobilisé dans une unité d’infanterie à Bourg-en-Bresse (Ain). Après la défaite, il s’engage dans la Résistance au sein du réseau du « Coq enchaîné ».

1936

L’ouvrier devenu entrepreneur

Napoléon Bullukian développe sa propre entreprise de construction, avec laquelle il forge sa renommée en réalisant de vastes programmes de constructions d’immeubles dans les 7e et 8e arrondissements de Lyon.

Napoléon Bullukian, à droite d’Édouard Herriot, lors de l’inauguration de la rue du Général Gouraud, Lyon 8e, 20 novembre 1938, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian © Droits réservés.
Napoléon Bullukian, à droite d’Édouard Herriot, lors de l’inauguration de la rue du Général Gouraud, Lyon 8e, 20 novembre 1938, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian © Droits réservés.
Léa et Napoléon Bullukian parmi leur collection de tableaux, La Malmaison, Champagne au Mont d’or © Archives photographiques du Progrès, Lyon
Léa et Napoléon Bullukian parmi leur collection de tableaux, La Malmaison, Champagne au Mont d’or © Archives photographiques du Progrès, Lyon
1935

Léa Bullukian

Napoléon Bullukian épouse Léa, née Vaillat, originaire du Jura. Elle partage avec lui sa vie, ses valeurs et sa passion pour leur collection d’art jusqu’à son décès en 1975.

1930

Installation à Lyon

Après deux années passées dans la capitale, Napoléon Bullukian s’installe à Lyon, où il est embauché comme manœuvre, puis chef de chantier dans le secteur du bâtiment.

Ouvriers sur un chantier de l’entreprise B. Napoléon, Lyon, vers 1937, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
Ouvriers sur un chantier de l’entreprise B. Napoléon, Lyon, vers 1937, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian. © Droits réservés.
Napoléon Bullukian (assis au centre) durant son service militaire dans la marine, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian, 1929. © Droits réservés.
Napoléon Bullukian (assis au centre) durant son service militaire dans la marine, Fonds Fondation Léa et Napoléon Bullukian, 1929. © Droits réservés.
1928

Naturalisation française

Napoléon Bullukian est naturalisé français. Dès l’année suivante, il accomplit avec fierté son service militaire dans la Marine à Brest (Finistère).

1923

L’immigré arménien

Parvenu à réunir quelques économies et un passeport, Napoléon Bullukian prend la route de l’exil. Démuni et ne sachant parler français, il arrive à Marseille avant de rejoindre Saint-Chamond (Loire). Il y reconstruit sa vie avec détermination dans le travail et auprès de la communauté arménienne.

Napoléon Bullukian au centre de l’Association des Malatiatzi à Saint Chamond, 1925. Photo extraite du livre Histoire des Arméniens de Malatia, 1961. © Droits réservés.
Napoléon Bullukian au centre de l’Association des Malatiatzi à Saint Chamond, 1925. Photo extraite du livre Histoire des Arméniens de Malatia, 1961. © Droits réservés.
Orphelins, Van, Aykèsdan, début XXe siècle. Photo extraite du livre Les Arméniens dans l’Empire Ottoman, Fonds Bibliothèque Nubar Pacha, Paris © Droits réservés.
Orphelins, Van, Aykèsdan, début XXe siècle. Photo extraite du livre Les Arméniens dans l’Empire Ottoman, Fonds Bibliothèque Nubar Pacha, Paris © Droits réservés.
1919

Se reconstruire après l’orphelinat

À la victoire des Alliés, Napoléon Bullukian est recueilli par l’orphelinat d’Ourfa. Avec le rêve de rejoindre la France pour une vie meilleure, il retourne à Malatia et tente en vain de récupérer les biens de sa famille.

1915

Génocide arménien

Durant le génocide arménien, Napoléon Bullukian est, avec sa famille, victime des massacres et déportations. Il est alors vendu comme esclave à une tribu de nomades kurdes qui l’emploie comme berger.

Bergers kurdes. Dessin de Myrbach d’après photographie, paru dans À travers l’Arménie russe par Madame B. Chantre, officier d’académie, 1890 © Muséum, Lyon
Bergers kurdes. Dessin de Myrbach d’après photographie, paru dans À travers l’Arménie russe par Madame B. Chantre, officier d’académie, 1890 © Muséum, Lyon
Carte de l’Arménie : un passage entre l’Orient et l’Occident. © Zigzagone
Carte de l’Arménie : un passage entre l’Orient et l’Occident. © Zigzagone
1905

Naissance de Napoléon Bullukian

Napoléon Bullukian naît à Malatia, ville de l’Arménie ottomane (actuellement en Turquie). Enfant d’une famille aisée, il est prénommé Napoléon en hommage à la France.